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La Benoîte : réouverture prévue fin février- début mars 2018

 

 

Marie-Claude Longefay, maire de Salles-Arbuissonnas, a annoncé, lors de sa présentation des voeux aux habitants de la commune, la réouverture prochaine de La Benoîte et présenté Stéphane Gonthier, candidat retenu par l'équipe municipale. 

 

Stéphane Gonthier gère l'hôtel des Pierres dorées à Ambérieux d'Azergues depuis 2012 et l'hôtel Le Savigny à Blacé depuis le début de l'année 2017.

 

Hôtel Les Pierres Dorées

Hôtel Le Savigny

 

 

 

 

 

Photo : Louis Peyron

Stéphane Gonthier
Stéphane Gonthier


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Mise en liquidation judiciaire

La société JN COOK, gérante du café restaurant La Benoîte à Salles-Arbuissonnas, a été mise en liquidation judiciaire le 21 septembre 2017 sur décision du Tribunal de Commerce de Villefranche.  

 

Triste nouvelle pour notre commune qui perd à nouveau son lieu de rassemblement.

 

Exit ce lieu de convivialité qui s’était imposé, au fil des mois, jusqu’à devenir incontournable.

 

Exit ce lien social autour d’un verre, cette terrasse souvent pleine, ces rendez-vous pour un café qui souvent s’éternisaient, parce que l’on s’y sentait bien grâce à la convivialité du personnel et surtout du patron.

 

Le personnel perd son emploi ... Les fournisseurs locaux, notamment nos viticulteurs, perdent un excellent client .... Les habitués perdent leur dépot de pain et de presse locale... Le bilan est lourd.

 

Alors que s’est-il passé ? Est-ce définitif ?

 

Vivre à Salles a rencontré mardi Jean-Noël Martinez, patron de la société JN COOK qui gère le restaurant La Benoîte. Un homme en colère mais surtout écoeuré.

 


"On liquide mon restaurant pour un arriéré de moins de 3 000  "

 

Jean-Noël raconte qu’il a reçu un appel le jour de son départ en vacances :“Bonjour Monsieur, c’est le cabinet de Maître Pey-Harvey. Monsieur vous êtes en liquidation”… “Je croyais que c’était un gag !” explique-t-il.

 

Mais non, pas de gag. L’annonce légale de la liquidation est parue dans le Patriote Beaujolais le 28 septembre.

 

En principe, une liquidation judiciaire est prononcée lorsque les difficultés d’une société sont telles, que son redressement est impossible. L’entreprise est en cessation de paiement et ne peut plus faire face à ses dettes.

Ce que réfute totalement le patron de la Benoîte : “J’ai été assigné au tribunal pour non-paiement de cotisations retraite, pour moi, pas pour mes salariés ! Je reconnais que j’ai négligé l’administratif, mais j’ai de la trésorerie et tous mes comptes sont positifs. On me tue pour un arriéré de cotisation de moins de 3000 euros, c’est la fin de ma société ! Je suis réglo, je paye mes salariés, l’Urssaf, le loyer, EDF et tous mes fournisseurs. Ils sont prêts à témoigner si besoin ! “

 

Justement, au téléphone, Nicolas, salarié du principal fournisseur de charcuterie et viande fraîche de La Benoîte, confirme que depuis l’ouverture, il n’y a eu aucun problème de paiement ni d’encaissement.

 

Contactée également par téléphone, la société chargée de la liquidation judiciaire n’a pas souhaité, elle, s’exprimer sur le dossier.

 

Face à ce qu’il considère comme une injustice, Jean-Noël Martinez a décidé de se battre : “Je ne suis pas un escroc, sinon je serai déjà parti. J’ai donc fait appel de cette décision. Je veux prouver ma bonne foi. Je suis aussi allé à la mairie, pour expliquer. Je n’ai rien à cacher. Mais si cela doit me coûter 10 fois ce que j’ai investi dans La Benoîte, et bien, je laisserai tomber. Tout ça pour une négligence de paperasserie. Tu bosses 18h00 par jour, tu fais vivre ton entreprise et on te coule en deux semaines. Je suis totalement écoeuré ! “

 

La Benoîte reste fermée jusqu’à nouvel ordre.

 

Vivre-à-Salles vous tiendra informés de l’évolution de ce triste épisode pour notre village.




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La Benoîte organise son Premier Rendez-vous Musical

Vendredi 15 juillet - dès 20h00

 

Paella, Guitare en acoustique, sur des airs de gipsy et de jolies reprises avec Los caballeros.

 

Ambiance conviviale assurée !

 

Réservez des à présent !

 

 

 



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Je suis La Benoîte

Enfin ! Enfin j'ai repris la mer ! De nouveaux capitaines et le plein de passagers.

Je joue mon rôle, et je résonne du bruit et des rires des convives et autres visiteurs de passage.

Au moindre rayon de soleil, ma terrasse se remplit pour mon plus grand bonheur.

 

 

Adieu mes échecs passés, je crois que la mer sera calme à l'avenir ...

 

Oui, calme, mais point trop non plus !

Je veux tout de même quelques coups de vent pour rythmer ma croisière.

Et pour cela, je crois bien que mes nouveaux capitaines seront parfaits. 

 

D'ailleurs je vous en parle, mais je ne vous les ai pas présentés ! Je manque à tous mes devoirs.

Il est temps que vous fassiez connaissance avec eux. Je les adore déjà, et je gage que vous partagerez très bientôt, si ce n'est déjà le cas, mon enthousiasme !


 

Un couple d'artistes !

 

Commençons par Jean-Noël (Cathy me pardonnera sans

doute ce manque de galanterie). 

C'est lui qui tient la barre. Le bar aussi.

L'homme a fait ses preuves à la tête d'autres établissements.

Dix ans à l'Alpes-d'Huez, quinze ans à la Grande-Motte.

Jean-Noël a parfaitement compris ce que je devais être:

 

Un lieu convivial, ouvert à tous,

habitants comme touristes.

“LE” lieu de vie du village,

où la jeunesse et ses aînés aiment à se retrouver.

 

Un lieu où le touriste de passage trouve toujours et à toute heure de quoi se restaurer.

 

Un lieu où chacun se sent le bienvenu.

 

Jean-Noël est un professionnel vous dis-je !

Un musicien aussi.

L'homme joue de la guitare et il compte bien accueillir à mon bord d'autres musiciens pour des escales ponctuelles et festives.


 

 

Aux côtés de Jean-Noël, il y a Cathy, sa compagne. C'est elle qui s'est chargée de me refaire une beauté.

La décoration à la fois chaleureuse et classe, c'est Cathy.

 

Les tableaux (tous à vendre) qui ornent les murs, c'est encore elle. Car cette coach en entreprise, cette “découvreur de talents” comme elle aime à le dire, est aussi peintre.

Et plutôt douée !

 


 

C'est donc un couple d'artistes dans l'âme qui tient désormais ma barre. Et ils ont la ferme volonté de faire de moi un lieu de vie sociale, mais aussi culturelle.

Concerts, expos peinture, photographie, lectures et autres soirées à thèmes, la palette de possibilités est infinie.

 

 

 

Je crois que je peux compter sur eux pour me tenir éloignée de la médiocrité.

Longue vie sallésienne à mes nouveaux capitaines.

Que la Benoîte soit pour longtemps le cœur vivant de notre village, où vous viendrez nombreux trouver “Le Temps d'une Parenthèse”.



Côté Cuisine

 

Julien Ribollet
Julien Ribollet

 

Côté cuisine, Cathy et Jean-Noël sont secondés par Julien, chef expérimenté.

 

Côté salle, c’est Ingrid qui assure le service.

 

Si Jean-Noël a un faible pour la cuisine du Sud, il aime avant tout découvrir et faire découvrir... Envie partagée par Julien !

 

Le tandem culinaire ne s'est fixé qu'une seule règle : du frais et de saison !

 

Les plats font la part belle à la simplicité et au raffinement et les spécialités beaujolaises ne manqueront pas de côtoyer des mets plus méditerranéens ou d'autres cuisines venues de France ou d'ailleurs, au gré de l'humeur des chefs.

 

 


 

Vanessa et Stéphane Parizot

pour Vivre à Salles

 

 


j'étais La Benoîte ...

J'étais un restaurant. J'étais un lieu de rendez-vous, de lien, d'échange. J'étais un lieu de convivialité. Aujourd'hui je ne suis plus qu'un endroit vide, de simples murs sans plus de vie. J'étais “La Benoîte”.

 

Laissez-moi vous conter rapidement l'histoire de ma vie.

Des heures de gloire passées aux échecs d'aujourd'hui.

Laissez-moi aussi vous emmener au pays des rêves, de mes rêves.

Et imaginons ensemble ce que j'aurais pu devenir.

Ce que j'aurais du devenir.

Ou plutôt redevenir.


On venait de loin pour s'asseoir à ma table ...


Je fus jadis un des joyaux de notre commune. L'on venait de loin pour s'asseoir à ma table et se régaler. Les habitants se croisaient souvent en mes murs et “La Benoîte” signifiait quelque chose.

 

Mon nom était synonyme de rencontres et de joie. Dans le village, nous étions plusieurs à jouer ce rôle de “créateur de lien social”, “d'insufflateur de vie”...

En ces temps, la vie résonnait quotidiennement au cœur de notre commune. Mais mes comparses finirent par rendre l'âme, chacun à leur tour. Puis ce fut le mien. Je me crus alors définitivement perdue. Condamnée à n'exister que dans la mémoire de quelques anciens, qui partiraient à leur tour, tôt ou tard, emportant avec eux mes histoires de jeunesse.

 



On allait me sauver ...


Enfin vînt le temps de l'espoir. On allait me sauver ! Me réanimer ! J'allais de nouveau être le centre, jouer mon rôle. Créer du lien, insuffler de la vie dans mon village ! J'étais la plus heureuse !

 

La mairie s'investissait et investissait. Mes murs reprenaient des couleurs. Je me parais à nouveau de mes plus beaux atours.

 

Bientôt les villageois reviendraient.

La Benoîte allait redevenir La Benoîte, pour le bien de tous. Mes nouveaux armateurs municipaux allaient me choisir de nouveaux capitaines !

 

Des zélés, enflammés, fanas, furieux, passionnés, bouillants, bouillonnants, euphoriques, inspirés... Des triomphaux !

 

J'allais reprendre la mer. Hélas, pour un temps seulement.

Car…



... J'allais enchaîner les naufrages !


Le premier d'abord.

Avec l'aide d'un jeune couple de matelots qui fit le choix de se désintégrer plutôt que de s'intégrer. Mais il fallait persévérer. L'on avait pas investit pour rien que diable ! Je devais vivre ! Il en allait des finances du village !

 

Alors on me choisit de nouveaux pilotes. Deux vieux loups de mer cette fois, plus chevronnés donc plus séduisants, mais surtout plus rassurants. Du moins assez pour emporter la décision municipale de leur confier ma barre.

Second naufrage.

 

Malédiction ! Je suis à nouveau un rafiot déserté, à quai, attendant de reprendre la mer...

 

... Ce qui me laisse le temps de réfléchir. D'observer et d'écouter aussi.

 

Dire que l'on a tant espéré de moi, de ma résurrection. J'étais pourtant prête ! Accueillir villageois et touristes ne me faisait pas peur, bien au contraire. Je ne demandais que cela. Redevenir une étape obligée dans mon Beaujolais que j'aime tant. Si j'avais fait naufrage, par deux fois, cela ne pouvait être de mon fait.



Alors, à qui la faute ?


Mes capitaines successifs ? Je crois qu’aucun ne m'avait comprise, qu’aucun n'avait saisi ce à quoi j'étais destinée, un rôle pourtant crucial. Mais pouvais-je pour autant les blâmer, eux, les pièces rapportées ? Ils avaient certes leur part de responsabilité, mais ils n'avaient pas agi seuls. Ils avaient été choisis. Et c'était eux, ceux qui avaient fait ces choix, les vrais responsables de mes naufrages. C'étaient eux, mes armateurs, qui dès le départ n'avaient pas compris ce que j'étais, ce que je devais être pour ce village mourant. C'était leurs choix de capitaines qui avaient conduit à mes fortunes de mer.

Leur avait-on au moins demandé, à mes capitaines, ce qu'ils comptaient faire pour le village, leur village désormais ?

Leur avait-on seulement demandé s'ils l'aimaient au moins ? Avaient-ils un projet pour refaire de moi le “créateur de lien et l'insufflateur de vie” que j'avais toujours été ? Bien sûr que non. Mes armateurs ne m'avaient vue que comme une rente. Certainement. Mais après mon premier naufrage, les élections municipales approchant, il avait vite fallu me trouver un nouveau capitaine… car moi vide, c’était un bien mauvais signe.



 

Ô rage, Ô désespoir ...


Aujourd'hui mes armateurs municipaux se lamentent et pleurent sur leur triste sort. Se remettent-ils pour autant en cause ? Je doute qu'ils aient compris. Je doute qu'ils aient même écouté ce que le village espère de moi:

 

L'espoir d'un lieu où régnerait la convivialité, un lieu qui accueillerait locaux et étrangers, qui marierait simplicité et qualité, un lieu où les associations aimeraient à se retrouver, où les parents sauraient la jeunesse en sécurité.

 

Un lieu de rendez-vous dans un village qui en est aujourd'hui dépourvu...

... Et pas un simple retour sur investissement, même s’il faut bien reconnaître que j’ai coûté cher.

 

Je reste intimement persuadée d'avoir mon rôle à jouer. Et je pense que beaucoup de villageois partagent mon avis, car eux aussi ont compris mon utilité.

 

Ceux qui espèrent encore sont souvent, et c'est bien normal, les plus critiques envers les vrais responsables de mes échecs passés.


 

J'étais La Benoîte. Et je ne demande qu'à le redevenir.

Mais je crois que cette fois, j'aimerais changer de nom.

Sais-t-on jamais, si malédiction il y avait...

 


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