Mise en liquidation judiciaire

La société JN COOK, gérante du café restaurant La Benoîte à Salles-Arbuissonnas, a été mise en liquidation judiciaire le 21 septembre 2017 sur décision du Tribunal de Commerce de Villefranche.  

 

Triste nouvelle pour notre commune qui perd à nouveau son lieu de rassemblement.

 

Exit ce lieu de convivialité qui s’était imposé, au fil des mois, jusqu’à devenir incontournable.

 

Exit ce lien social autour d’un verre, cette terrasse souvent pleine, ces rendez-vous pour un café qui souvent s’éternisaient, parce que l’on s’y sentait bien grâce à la convivialité du personnel et surtout du patron.

 

Le personnel perd son emploi ... Les fournisseurs locaux, notamment nos viticulteurs, perdent un excellent client .... Les habitués perdent leur dépot de pain et de presse locale... Le bilan est lourd.

 

Alors que s’est-il passé ? Est-ce définitif ?

 

Vivre à Salles a rencontré mardi Jean-Noël Martinez, patron de la société JN COOK qui gère le restaurant La Benoîte. Un homme en colère mais surtout écoeuré.

 


"On liquide mon restaurant pour un arriéré de moins de 3 000  "

 

Jean-Noël raconte qu’il a reçu un appel le jour de son départ en vacances :“Bonjour Monsieur, c’est le cabinet de Maître Pey-Harvey. Monsieur vous êtes en liquidation”… “Je croyais que c’était un gag !” explique-t-il.

 

Mais non, pas de gag. L’annonce légale de la liquidation est parue dans le Patriote Beaujolais le 28 septembre.

 

En principe, une liquidation judiciaire est prononcée lorsque les difficultés d’une société sont telles, que son redressement est impossible. L’entreprise est en cessation de paiement et ne peut plus faire face à ses dettes.

Ce que réfute totalement le patron de la Benoîte : “J’ai été assigné au tribunal pour non-paiement de cotisations retraite, pour moi, pas pour mes salariés ! Je reconnais que j’ai négligé l’administratif, mais j’ai de la trésorerie et tous mes comptes sont positifs. On me tue pour un arriéré de cotisation de moins de 3000 euros, c’est la fin de ma société ! Je suis réglo, je paye mes salariés, l’Urssaf, le loyer, EDF et tous mes fournisseurs. Ils sont prêts à témoigner si besoin ! “

 

Justement, au téléphone, Nicolas, salarié du principal fournisseur de charcuterie et viande fraîche de La Benoîte, confirme que depuis l’ouverture, il n’y a eu aucun problème de paiement ni d’encaissement.

 

Contactée également par téléphone, la société chargée de la liquidation judiciaire n’a pas souhaité, elle, s’exprimer sur le dossier.

 

Face à ce qu’il considère comme une injustice, Jean-Noël Martinez a décidé de se battre : “Je ne suis pas un escroc, sinon je serai déjà parti. J’ai donc fait appel de cette décision. Je veux prouver ma bonne foi. Je suis aussi allé à la mairie, pour expliquer. Je n’ai rien à cacher. Mais si cela doit me coûter 10 fois ce que j’ai investi dans La Benoîte, et bien, je laisserai tomber. Tout ça pour une négligence de paperasserie. Tu bosses 18h00 par jour, tu fais vivre ton entreprise et on te coule en deux semaines. Je suis totalement écoeuré ! “

 

La Benoîte reste fermée jusqu’à nouvel ordre.

 

Vivre-à-Salles vous tiendra informés de l’évolution de ce triste épisode pour notre village.




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